nov 03
2009
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LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX

Depuis de nombreux mois, l’ensemble des délégués du personnel alertent les directions régionale et de l’ET de Paris Rive Gauche sur l’augmentation croissante du nombre d’agents en souffrance psychique. Les médecins du travail ont conforté cette inquiétude en précisant que cette souffrance était principalement due « aux réorganisations qui ne sont pas concertées avec les intéressés qui n’en voient pas la plus value en terme de qualité de travail ».

Il existe trois grands « fléaux » dans le monde du travail : les cancers professionnels liés aux produits toxiques, les troubles musculo-squelettiques et les troubles psychosociaux, ces deux derniers étant les conséquences de l’intensification du travail. Ces deux phénomènes sont naissants et vont se développer, en particulier en période de crise. La diminution des effectifs, le management par le stress, la gestion du travail fait « juste à temps » vont se renforcer et augmenter les risques de troubles psychosociaux. La CFDT-FGAAC ne peut entendre que les salariés doivent s’estimer heureux d’avoir un emploi en cette période !

Pendant longtemps, les employeurs ont eu une attitude de déni face aux risques psychosociaux.
Aujourd’hui, s’ils reconnaissent leur existence, ils en ont une perception très individuelle et curative.
Plutôt que de s’attaquer à la cause du problème, la CFDT-FGAAC défend au contraire une démarche préventive et collective. Le stress ne doit pas être un outil de management.
La CFDT-FGAAC demande à la Direction une véritable implication par le renforcement du dialogue avec les organisations syndicales.

Collectivement, il est impératif :

- d’élaborer un diagnostic de la situation sur la région
- d’identifier les éléments de régulation potentiels et outils possible à utiliser
- d’assurer la mise en oeuvre et le suivi de la démarche.

La CFDT-FGAAC revendique :
- une anticipation la plus en amont possible des répercussions des changements organisationnels sur la charge de travail et les possibilités de régulation.
- l’implication de l’ensemble des acteurs, si besoin, par la construction d’un groupe ah doc
- la diffusion de l’information auprès de l’ensemble des salariés.

« Agir dans l’entreprise ! »

Les équipes syndicales, par leur présence dans ou auprès des situations de travail, ont une place à prendre dans une action sur le stress et ce que l’on nomme les « risques psychosociaux » ; cette place peut être conçue en articulation avec différents experts (dont le médecin du travail), mais requiert une expertise particulière. Cette expertise mobilise moins une connaissance
technique qu’une capacité à débattre du travail et, en amont, une capacité à organiser les espaces de dialogue sur le travail.
La qualité, la pertinence et la fécondité du débat viendra également de la capacité des acteurs à porter leurs regards sur tous les champs « questionnables » : économique, financier, organisationnel, technique, etc.

AVEC LA CFDT-FGAAC, DEFENDONS LA QUALITE DU TRAVAIL PERMETTANT UN TRAVAIL DE QUALITE

« LE SALARIE SOUS TENSION »

La France a l’un des taux d’absentéisme et d’utilisation d’antidépresseurs le plus élevé d’Europe.

D’où provient donc ce mal être français ? Est-ce une maladie qui se répand plutôt dans les grandes entreprises ? En effet, une partie importante des salariés ne se sent pas reconnue par le management tant sur le plan de la rémunération que sur le plan de l’évolution de carrière.

D’autre part, il y a une perte de confiance de plus en plus forte dans la gouvernance de l’entreprise et la fierté d’appartenance n’est plus un vecteur de motivation au travail.

Le message subliminal envoyé par l’entreprise est de l’ordre : « Pile je gagne, face vous perdez ». Ceci peut expliquer en partie le déficit de confiance entre les partenaires sociaux et les dirigeants…

L’augmentation croissante de la charge de travail entrainent des troubles somatiques et physiques de plus en plus nombreux chez les salariés de tous niveaux confondus…

le vécu du salarié est simple : pressurisation, insuffisance ou absence de reconnaissance, quantité plutôt que qualité, vision brouillée de l’avenir. Quel dommage pour notre entreprise de perdre autant de connaissances acquises, de gaspiller autant d’énergie à refaire plus ou moins la même chose, plutôt que de chercher à capitaliser et à diffuser les bonnes pratiques.

L’entreprise cherche à faire des profits mais souvent au détriment de sa plus grande richesse : le capital humain.

Il est temps que cela change !

STRESS ET INCOMPETENCE

On observe que dans le cas du stress, il y a eu et il y a encore une sorte de déni ou de tabou. Avouer à son chef qu’on est stressé, c’est d’une certaine façon avouer qu’on aurait des manques, voire une incompétence.

Ce qu’on commence à mieux comprendre aujourd’hui, c’est que le stress révèle davantage les difficultés d’une situation de travail plutôt que de la personnalité du salarié. Dire que l’on est stressé, c’est parler de ce qui ne marche pas dans son de travail et voir de quelle façon on pourrait l’améliorer.

Il s’agit plutôt d’expliciter les symptômes sans revenir aux causes.

C’est sur les causes qu’il faut faire travailler la direction !

Source Majeur du Stress

Un rapport de la Commission européenne confirme les effets nocifs des restructurations sur la santé des salariés.

Alors que les restructurations drastiques se multiplient dans les entreprises, quels en sont les effets sur la santé des salariés ?

Certains spécialistes estiment qu’une « catastrophe sanitaire » est en route !

Le rapport présenté rappelle les résultats d’un certain nombre d’études qui vont toutes dans le même sens : réduction d’effectifs, externalisation, soustraitance, mais aussi fusion ou mobilité internes ont un énorme impact sanitaire pour les salariés.

L’intensification du travail qui accompagne le plus souvent les restructurations est une « source majeure de stress, d’épuisement et de menaces pour la santé mentale ».

Pour ses auteurs, le rapport a pour but de pousser les responsables politiques et économiques à refaire de la santé une priorité au cours des restructurations, avec un argument qui peut toucher certains décideurs peu sensibles à l’aspect moral du problème : « la dégradation de la santé des salariés est aussi mauvaise… pour les performances de l’entreprise. »

ACCORD SYNDICAT/PATRONAT

Depuis 2000, le stress a pris une telle importance que les représentants des employeurs, jusque-là très réticents, ont dû accepter d’importantes négociations interprofessionnelles sur le stress au travail.

Au niveau européen, un accord-cadre sur le stress au travail, a été signé le 08 octobre 2004 . Cet accord prévoyait une adaptation dans chaque pays aux spécificités nationales. Au niveau français, un accord interprofessionnel sur le stress, beaucoup plus détaillé, a été signé le 02 juillet 2008 entre les organisations représentant les salariés et les employeurs.

L’accord mentionne ainsi des « mesures visant à améliorer l’organisation, les processus, les conditions et l’environnement de travail, à donner à tous les acteurs de l’entreprise des possibilités d’ échanger à propos de leur travail, et des mesures de gestion et de communication visant à clarifier les objectifs de l’entreprise et le rôle de chaque de chaque travailleur ». Il insiste sur « la formation de l’ensemble des acteurs et en particulier de l’encadrement et de la direction afin de développer la prise de conscience et la compréhension du stress, de ses causes possibles et de la manière de le prévenir et d’y faire face ».

  Tract FGAAC/CFDT Spécial STRESS (216,9 KiB, 197 hits)

D’où provient donc ce mal être français ? Est-ce une maladie qui se répand plutôt
dans les grandes entreprises ? En effet, une partie importante des salariés ne se sent pas reconnue
par le management tant sur le plan de la rémunération que sur le plan de l’évolution de carrière.
D’autre part, il y a une perte de confiance de plus en plus forte dans la gouvernance de l’entreprise et
la fierté d’appartenance n’est plus un vecteur de motivation au travail.
Le message subliminal envoyé par l’entreprise est de l’ordre : « Pile je gagne, face vous perdez ». Ceci
peut expliquer en partie le déficit de confiance entre les partenaires sociaux et les dirigeants…
L’augmentation croissante de la charge de travail entrainent des troubles somatiques et physiques de plus en plus nombreux
chez les salariés de tous niveaux confondus…
le vécu du salarié est simple : pressurisation, insuffisance ou absence de reconnaissance, quantité plutôt que qualité, vision
brouillée de l’avenir. Quel dommage pour notre entreprise de perdre autant de connaissances acquises, de gaspiller autant
d’énergie à refaire plus ou moins la même chose, plutôt que de chercher à capitaliser et à diffuser les bonnes pratiques.
L’entreprise cherche à faire des profits mais souvent au détriment de sa plus grande richesse : le capital humain.
Il est temps que cela change!

écrit par Agent De Conduite \\ mots-clefs: , , , , , , , ,


2 réponses à “Tract FGAAC/CFDT PRG – Spécial STRESS – LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX”

  1. herve 1. herve Dit:

    impossible à ouvrir, dommage il a l’air d’être bon ce petit gars là !

  2. Agent De Conduite 2. Agent De Conduite Dit:

    Bonjour,
    il y avait bien un petit problème sur le fichier PDF.
    Effectivement, il a l’air bon ce petit gars là ! ;-)

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