mar 05
2010

SNCF – La Réforme Des Retraites en 2007

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles [6 vote(s) - Moyenne: 5,00 sur 5]
Loading ... Loading ...
Cet Article a été lu 582 fois

 

La nouvelle réforme des retraites tout juste annoncée,  AgentDeConduite.Com met en ligne un texte fourni par un utilisateur de ce site, retraçant l’historique des évènements de la réforme des régimes spéciaux de retraites qui s’est déroulée en 2007 à la S.N.C.F..

Cet exposé permettra de prendre connaissance dans le détail des avancées lors des négociations et des positions de certaines organisations syndicales.

La Réforme des Retraites en 2007

La Réforme des Retraites en 2007

Même si au premier abord, la longueur du texte peut en décourager plus d’un, j’encourage fortement le lecteur à le lire dans le détail.

Bonne lecture à tous,

L’Admin.

_______________________________________________________________________

___________________________

JEUDI 8 MARS 2007
___________________________

« Je ferai la réforme des régimes spéciaux de retraite. Je n’accepte pas cette idée que tous les Français du public et du privé doivent cotiser 40 ans et que dans les régimes spéciaux, je ne leur reproche pas, on doit cotiser 37 années et demi » (Nicolas SARKOZY lors de l’émission « A vous de juger » sur France 2).

___________________________

JEUDI 10 MAI 2007
___________________________

Le Conseil constitutionnel proclame l’élection du candidat UMP Nicolas SARKOZY avec 53,06 % des voix, soit un total de 18 983 138 bulletins de vote en sa faveur.

___________________________

MARDI 18 SEPTEMBRE 2007
___________________________

Conformément aux engagements pris durant la campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY présente ce jour les orientations de la réforme des régimes spéciaux que le Gouvernement entend engager dès à présent.

EXTRAIT DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

« Je demande au gouvernement de réformer les régimes spéciaux de retraite sans tarder. Les différences de situation qui justifiaient tel ou tel avantage particulier créé avant la Seconde, voire la Première Guerre Mondiale ont largement disparu.

La pénibilité de ces métiers a fortement diminué et l’espérance de vie des ressortissants de ces régimes est la même, voire meilleure que celle des autres régimes, à l’exception des marins et des mineurs.

La réforme des régimes spéciaux a néanmoins été écartée à chaque fois qu’on a réformé les autres régimes, en 1993 puis en 2003. Cela ne peut plus être le cas, c’est une question d’équité. On n’entreprendra pas une troisième réforme des retraites sans les y inclure. Si un métallo ou un enseignant voit sa durée de cotisations passer de 37,5 ans à 40 ans et demain à 41 ans comment lui expliquer que celle d’un agent d’une grande entreprise publique devrait rester bloquée à 37,5 années voire moins.

Qui aura le courage d’aller expliquer ça aux Français. Qu’on me comprenne bien : je ne cherche à stigmatiser personne, je connais l’attachement au service public de ces salariés ; je n’ai pas oublié le dévouement extraordinaire des électriciens et des gaziers pendant les tempêtes de décembre 1999. Je n’ai pas oublié le dévouement extraordinaire des agents de la RATP ou des conducteurs de la SNCF quand il y a eu les émeutes de novembre 2005 où il fallait les transports en commun pour nos compatriotes, malgré les émeutiers et malgré les risques, on a trouvé des fonctionnaires qui étaient là.

Ce sont des femmes et des hommes de qualité qui ne sont pas responsables du statut dont ils ont hérité. Il ne s’agit donc pas de les stigmatiser, il s’agit de les rapprocher d’un régime général, celui de la Fonction Publique. Je comprends leur attachement, comme celui des cheminots et des agents de la RATP dont je viens de parler, à leur statut.

Chaque statut gardera des éléments spécifiques forts mais la convergence avec les autres régimes de retraite est inéluctable. Qu’avons-nous l’intention de faire ? L’objectif doit consister à tout le moins à harmoniser les régimes spéciaux avec celui de la Fonction publique qui lui, a été réformé par Jean-Pierre RAFFARIN et François FILLON en 2003.

Dès demain, Xavier BERTRAND – que je veux remercier et à qui je redis ma confiance – à qui j’ai demandé de conduire cette réforme, va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés : confédérations, fédérations syndicales, président des groupes, commissions parlementaires, dirigeants d’entreprise. A l’issue de ces entretiens, dont j’ai demandé à Xavier BERTRAND qu’ils n’excèdent pas deux semaines, Xavier BERTRAND précisera les principes communs de l’harmonisation.

Puis ceux-ci seront déclinés par la négociation entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime. Dans ce processus, tous les sujets, je dis bien tous les sujets, seront sur la table : l’allongement de la durée de cotisations, les décotes et les surcotes, l’indexation des pensions, les bonifications et la pénibilité mais aussi le calendrier, le rythme d’application de la réforme pour les agents ou encore la prise en compte des primes dans le calcul des droits à pension, pour ne citer que ces exemples. On me demande : voulez-vous passer en force ? Si par passer en force on entend l’absence de concertation, notamment au niveau des entreprises, je réponds : non. On me demande alors : ne craignez-vous pas que tout ceci n’aboutisse qu’à une apparence de réforme ? A cette question je réponds encore : non.

Dans quelques mois une étape décisive dans l’harmonisation des régimes de retraites aura été franchie. Au-delà de la réforme des régimes spéciaux, il y aura le rendez-vous 2008 sur les retraites ; au terme de la loi de 2003 ce rendez-vous, comme vous le savez, comporte plusieurs étapes qui devront se dérouler au second semestre 2007. Le conseil d’orientation des retraites doit faire le point sur les perspectives financières des différents régimes avant la fin novembre.

Une conférence tripartite sur la revalorisation des pensions interviendra dans la foulée. Enfin le gouvernement remettra au Parlement avant la fin de l’année un rapport dressant un état de la situation. Ces différents évènements seront autant d’occasions de débattre publiquement de ces sujets et de se concerter avec les partenaires sociaux. Cela prendra donc un peu de temps. Pour autant je souhaite aller vite et conclure cette réforme au cours du premier semestre 2008.

Je veux dire deux choses. Les Français m’ont élu pour agir, pas pour commenter. Et je dois dire une deuxième chose, c’est beaucoup moins anxiogène pour les Français de savoir qu’un gouvernement digne de ce nom s’occupe de trouver des solutions structurelles à leurs problèmes plutôt que de laisser la situation empirer, chacun étant par ailleurs bien persuadé que ça va mal.
Faire preuve de responsabilité, c’est pour chacun d’entre nous avoir plus de choix en ce qui concerne la décision de partir à la retraite, en assumant toutes les conséquences de ses choix.

Il devra y avoir plus de gains à travailler plus longtemps, en particulier grâce à la libération du cumul emploi retraite ; je ne vois vraiment pas pourquoi on empêche les gens à la retraite de travailler, et d’un autre côté, partir plutôt devra être davantage pénalisé. Dans le même temps, je pense que la solidarité qui est l’un des éléments fondateurs de notre système de retraite doit être réaffirmé. Et je le dis avec la même force, je pense au niveau des petites pensions.

Il faut revaloriser ces petites pensions pour les salariés ayant eu une carrière complète. Il en va de même des pensions de reversions, pour les plus modestes il est des femmes qui se trouvent dans une situation sociale catastrophique. Ces revalorisations seront rendues possibles par le rendez-vous de 2008. Il est évident que nous aurons d’autant plus de marge de manœuvre pour assurer ces revalorisations que nous aurons été plus responsables sur l’approfondissement de la réforme de 2003. C’est dans ces termes-là, qu’il faut poser le débat et je dis aux Français : je serai autant déterminé à conduire la réforme des régimes, qu’à conduire l’augmentation des pensions pour les petites retraites ou pour les pensions de reversions.

Je voudrais conclure cette intervention sur la méthode. Je crois à la réforme par le dialogue social. Je l’ai prouvé et je vais continuer. Je veux vous dire que les partenaires sociaux et plus généralement les corps intermédiaires seront écoutés, seront respectés, peut-être plus que cela n’a jamais été le cas. Ma porte leur est toujours ouverte et elle le restera. Je saisis d’ailleurs cette occasion pour dire toute mon estime à ces grands acteurs sociaux, je les connais bien, ce sont des gens de ma génération. C’est-à-dire qu’ils sont assez expérimentés pour avoir constater les failles de notre système actuel et assez jeunes pour avoir envie de bouger les choses et de répondre à cet appel : osez l’innovation sociale. Je joue cartes sur table, depuis le tout début, avant même mon entrée en fonction.

J’ai reçu les partenaires sociaux pour leur indiquer l’ensemble des réformes que j’entendais conduire, pour remplir le mandat que les Français m’avaient confié. Depuis je les ai revus à plusieurs reprises. A chaque fois je leur ai proposé de se saisir eux-mêmes des questions pour parvenir à un accord par la voie de la négociation. Quand syndicats et patronat ont voulu travailler ensemble sur le contrat de travail, sur l’assurance chômage, sur la sécurisation des parcours professionnels, ils en ont eu la possibilité. Les négociations en cours, je l’affirme, sont les plus importantes que la France ait connues depuis bien longtemps. Je souhaite leur réussite et que chacun y mette du sien et sorte des jeux de rôle.

Toutefois, chacun doit prendre ses responsabilités. Cela a deux conséquences de prendre ses responsabilités, pour les prochains mois. Pour les prochains mois il n’est pas question de laisser les discussions s’ensiler. Je n’y reviens pas. Pour la suite, afin que le dialogue soit constructif et permanent, il faudra que nous soyons capables de faire évoluer les règles du jeu social. Ma conviction c’est que nous avons besoin d’organisations fortes. Or aujourd’hui la représentation sociale est éclatée, elle est fondée sur des critères obsolètes et sur un mode de financement inadapté. Je veux donc que soient examinés les critères de la représentativité et la question du financement.

Ma conviction c’est aussi que la loi et le règlement ne doivent pas limiter indûment le champ du contrat. Notre droit du travail est tellement complexe et étoffé qu’il bride le libre jeu de la négociation. Je souhaite qu’on se donne de l’espace pour respirer, pour que chacun s’approprie les règles et les adapte aux situations concrètes, sur la base de compromis constructifs, plutôt que de poursuivre dans l’affrontement stérile et déconnecté du réel. A côté de la norme législative et réglementaire qui fixe les principes généraux, il faut une vraie place pour des conventions qui engagent les partenaires sociaux à tous les niveaux interprofessionnels, branches territoriales ou entreprises.

Mais si on veut donner plus de place au dialogue social, il faut là encore prendre ses responsabilités. Nous avons besoin d’accords qui aient une plus grande légitimité qu’aujourd’hui, surtout s’ils aboutissent à des règles profondément innovantes. Il me parait donc essentiel qu’on réfléchisse aux conditions de validité des accords ou au moins de certains d’entre eux. Les partenaires sociaux m’ont dit qu’ils se concertaient pour savoir s’ils étaient prêts à avancer ensemble sur ces questions et j’attends leur réponse. J’espère que nous serons tous d’accord pour engager la réforme de notre système de relations sociales dès 2008.

Sur ce sujet comme sur tous les autres, je serai très ouvert sur les moyens et la méthode mais je ne transigerai pas sur les objectifs, ni sur les principes. Nous avons besoin d’organisations syndicales fortes, de davantage d’accords, d’un nouveau système de représentativité et d’un nouveau système de financement.

Mesdames et Messieurs, les Français m’ont confié la mission la plus exigeante qui soit : apporter des solutions concrètes à leurs préoccupations quotidiennes et à leurs aspirations pour eux et pour leurs enfants. Les Français m’ont donné ce qu’ils avaient de plus cher : leur confiance. Je n’aurai donc qu’une seule ligne de conduite : trouver ces solutions, innover, agir car nous n’avons ensemble qu’un seul droit, celui de réussir. Je vous remercie. »

En résumé :

  • l’objectif de la réforme consiste à « harmoniser » les régimes spéciaux avec celui de la fonction publique, qui a été réformé en 2003 ;
  • les principes communs de l’harmonisation seront précisés à l’issue de deux semaines de discussions, conduites par le Ministre du Travail, menées avec les confédérations et fédérations syndicales, les présidents des groupes et commissions parlementaires, et les directions d’entreprise ;
  • des négociations seront ensuite engagées, entreprise par entreprise, pour tenir compte notamment des spécificités de chaque régime ;
  • «tous les sujets seront mis sur la table » : allongement de la durée de cotisation, décote/surcote, indexation des pensions, bonifications, etc., mais aussi calendrier et rythme d’application de la réforme.

_____________________________

- MERCREDI 19 SEPTEMBRE 2007 -
_____________________________

Lors de l’interfédérale du 19 SEPTEMBRE 2007, la C.G.T. désire « construire ensemble » une grande action nationale dans la semaine du 15 au 19 OCTOBRE 2007, avec « un point dur » le 17 OCTOBRE. Cette proposition est validée par toutes les autres OS sauf la F.G.A.A.C. : la F.G.A.A.C. affirme qu’une grève de 24 heures ne sera pas suffisante.

C’est lorsque la F.G.A.A.C. a communiqué son intention dans la presse que SUD et FO ont réorienté leur choix vers une grève reconductible.

En savoir plus

écrit par Agent De Conduite \\ mots-clefs: , , , , , , , , , , , , , ,


10 réponses à “SNCF – La Réforme Des Retraites en 2007”

  1. 1. sil20 Dit:

    La Fgaac essaye de justifier comme elle peut, l’injustifiable avec cette nouvelle
    tribune. Rien de neuf sous le soleil.

    Les adc se sont fait avoir pour les retraites et grâce à la Fgaac, les montées en roulements sont bloquées et il n’y a plus d’embauche…..

  2. captaime 2. captaime Dit:

    J’ajoute au commentaire de sil20 grâce à la CGT et SudRail, il n’y plus de bonif pour les nouveaux embauchés et je me demande si dans 10 ans lors d’une énième réforme les bonifications actuelles seront maintenues ?

    pourquoi supprimer que celles des nouveaux embauchés ??? j’attends la nouvelle réforme avec impatience !!!!

    oufffffffff la FGAAC ne sera peut-être plus la pour défendre le départ à 50 ans pour celui qui le souhaite !!
    La réforme négociée par la FGAAC et que tu sembles décrier fait pourtant changer d’avis les plus fervents militants de tous bords, CGT et SUD en tête !!! Pourquoi prolongent-ils ??
    Allons syl20 revient parmi nous, que diable tu craches sur les RM primés, sur la carte première, sur les primes de traction, sur tout ce que la FGAAC au fil des ans à ajouté à notre ordinaire ??

    Les montées en roulement ne sont pas bloquées à cause de la FGAAC mais à cause de certains ADC qui préfèrent améliorer leur ordinaire plutôt que de laisser leur place … a ceux qui ne savent pas apprécier le temps qui passe. T’auras bien le temps de vieillir et bien le temps d’apprécier le futur .. surtout sans tes bonifs lol ca te fera encore 5 ans de patience à contenir

    Bonne chance

  3. rv78 3. rv78 Dit:

    sacré sil20, ca fait mal d’être confronté à la vraie vérité et non celle réécrite par tes amis.

    du coup pas grand chose à dire !

    dictons cgtiste:
    la vérité n’est pas toujours bonne à dire , sinon nous la dirions.

  4. franzy51 4. franzy51 Dit:

    C’est très bien d’avoir écrit ceci, cela montre clairement que c’est grâce à l’attitude lamentable de la FGAAC que notre système de retraite est ce qu’il est aujourd’hui. En acceptant de négocier dès le départ (dans un but purement électoraliste, c’est on ne peut plus clair), elle a fait en sorte de casser un éventuelle mouvement solidaire (c’est sans doute ce qui aurait permis d’obtenir sans aucun doute d’autres avancées, ou peut-être de sauvarger encore plus notre système) en mangeant dans la main du gouvernement et de l’UMP. C’est bien cela que les cheminots ont vus dans l’attitude de la FGAAC. Le but non avoué était sans doute la représentativité de cette organisation. En négociant avec le gouvernement et en cassant le mouvement social, la Fgaac espérait sans doute que le gouvernement lui accorde un système ou elle serait encore représentative malgré la loi sur la représentativité. Alors on a beau nous expliquer tout ce que l’on veut, la FGAAC à préférer défendre d’abord son organisation et surtout le maintient en place de certains de ses dirigeants plutôt que celui de l’intérêt collectif des cheminots et des agents de conduite.

  5. Blaise 5. Blaise Dit:

    Bonjour,

    Ah bon ? Notre système de retraite est lamentable ?

    Mais je croyais que les Confédérations avaient arraché à la Direction des mesures incroyables obtenues par la mobilisation ?

    Le fait d’accuser la F.G.A.A.C. d’avoir casser un mouvement prouve l’incompétence de certaines Confédérations à mobiliser et à assumer leurs choix.

    Alors que dans certains tracts, on peut lire que la F.G.A.A.C. ne représente rien du tout (tout au plus 3 à 4 % des Cheminots) et qu’en conséquence elle ne peut rien obtenir (comme les bonifications de traction), elle devient une OS importante qui a casser un mouvement d’ampleur à écouter certains.

    J’en profite aussi pour dire que, lorsque tu parles de manger dans la main de l’UMP, Bernard Thibault mange, lui, plus souvent en tête à tête avec Nicolas Sarkozy.

    Alors ce texte a le mérite de rétablir la vérité sur le fait que :

    - la F.G.A.A.C. n’a jamais menti, ELLE, sur ses intentions,
    - les Confédérations avaient prévu de faire faire grève aux Cheminots par soucis de crédibilité et ce, quoiqu’il arrive,

    - les Confédérations ont utilisé et manipulé les Cheminots en sortant de la grève avec des propositions soit disant issues des AG alors que celles-ci existaient dès le départ des négociations,

    - les Confédérations ont menti aux Cheminots en prétextant avoir obtenu des négociations tripartites alors qu’elles étaient données en garantie le 6 novembre, soit 8 jours avant le début de la grève,

    - les Confédérations qui présentaient les avancées F.G.A.A.C. comme minimes avant la grève sont ensuite présentées au lendemain de leur mouvement comme de véritables avancées arrachées grâce à la mobilisation,

    - les Confédérations qui se disaient de fervents opposants aux 40 ans ont validé lors des négociations les 41 ans pour les sédentaires,

    - le passage de 60 à 55 ans et de 55 à 52,5 ans pour l’age pivot est le résultat de la lettre du 18 octobre de la F.G.A.A.C. adressée au Ministère et des négociations du 26 octobre,

    - la dénonciation des nouvelles bonifications de traction par la CGT, Sud rail et CGC démontrent que ces Confédrations n’ont pas fini de prendre les Cheminots pour des imbéciles en promettant d’obtenir des bonifications pour les nouveaux embauchés, alors que l’état a supprimé celles-ci dans toutes les entreprises dont il assumait la charge du fait de l’arrivée de la concurrence.
    Les nouveaux embauchés apprécieront. Mais nous avons tous compris que cela servira à mobiliser lors de la prochaine réforme qui se profile.

    Finalement, la F.G.A.A.C a du bien négocier puisque les plus fervents opposants à la réforme sont aujourd’hui les premiers à prolonger leur carrière alors qu’ils ne sont même pas impactés par la réforme !

    Ce texte brillant par sa vérité énervera plus d’un aboyeur !

    Mais quand pour ceux-là, l’âge de l’ouverture des droits à la retraite s’approchera, je ne doute pas qu’ils sauront profiter quand viendra l’heure de comptes, des fruits des négociations F.G.A.A.C. et ce, contrairement à ce qu’ils veulent faire croire aujourd’hui…la main sur le coeur.

    @+

  6. franzy51 6. franzy51 Dit:

    Je n’ai jamais dit que notre système était lamentable, je dit simplement qu’il aurait sans aucun doute été encore mieux si la FGAAC avait accepté l’idée de l’union syndicale, plutôt que l’idée de l’individualisme dans un but purement électoraliste et pour sauver sa peau (et celles de ses dirigeants) à cause de la loi sur la représentativité. C’est clair que ce que la FGAAC prétend avoir obtenu seul c’est bien parce que la boite(et le gouvernement) avait peur d’un gros conflit uni. La FGAAC a enlevé cette épine du pied en allant négocier. Si vous n’avez toujours pas compris, le résultat des élections professionnelles est bien la pour le prouvé !

  7. 7. sil20 Dit:

    Ahhhhh La Fgaacfdt nous fait une petite grève de 24h le 23 mars….Bravo je sens qu’il va y avoir de sacrées avancées…..

    La carte de première classe j’en n’ai rien à faire, les RM primées de même car avant les RM au nombre de 10, j’avais jusqu’à 13 ou 14 RG….

    Et oui il y en a qui se raccroche au lointain passé parce que la fgaac n’est plus que l’ombre d’elle même.

    En tout cas dans ce dossier il manque l’épilogue du 21 décembre 2007 qui vaut certainement mieux qu’un long discours:

    http://www.cheminots.net/forum/index.php?act=attach&type=post&id=7583

  8. linshabi 8. linshabi Dit:

    et sud qui nous fait un fourre tout illimité à partir du 23 tu crois qu’il y aura des avancées???

  9. rv78 9. rv78 Dit:

    tant que l’on avance on ne recule pas,
    comme avec la coalition CGT, SUD, CGC
    pour retirer les nouvelles bonifications des ADC,
    reconnaissance de la pénibilité de notre métier.

    pas de soucis après vous avoir supprimer cette reconnaissance, CGT, SUD et CGC vous emmeneront en grève pour vous faire croire qu’ils vont aller chercher mieux !
    juste avant les élections NON? comme cela ne marchera pas , on accusera à nouveau les autres, c’est tellement plus simple !!!!!
    en attendant c’est une perte sèche .

  10. brunus 10. brunus Dit:

    Encore des blabla pour ne rien dire,mais bordel reveillez vous, on a été baisé sur l’hôtel de la négociation.
    Moi je suis à SUD et oui je suis pour la grève illimitée car ce n’est pas en 24h00 que l’on obtiendra des avancées.
    Comme je l’ai déjà dit ce blog est un défouloir pour savoir qui à tort qui à raison.
    Ce n’est pas les fédé ( SUD-Rail n’est pas confédéré) qui comptent, ce n’est pas non plus les fédéraux mais bien la base qui doit décider.
    Je ne me fais pas d’illusion sur le 23 puisque la majorité des cheminots trouvent toujours un prétexte pour faire ou surtout ne pas faire!
    Donc encore une fois on accepte les réorganisations, les salaires toujours aussi bas, la productivité, les EME, et bientôt le recalcul de nos pensions.
    Continuons à discuter au lieu d’agir!
    Quant au fait que les agents profite de la réforme de 2007 pour rester dans l’entreprise, aujourd’hui oui c’est la vérité et ce n’est pas normal puisque les agents ne sont pas touchés mais demain ils n’auront malheureusement pas le choix.
    Les avancées auraient du être un plus et non pas un cache misère!
    Heureusement que les vieux n’ont pas fait comme nous sinon il y a longtemps que nous aurions été vendu§
    Egoisme, peur des luttes, jalousie, délation, etc voilà le monde ouvrier d’aujourd’hui et pendant ce temps, pendant nos petites divergences et discussions d’autres s’en mettent plein les poches.
    CATASTROPHIQUE!

Laisser une réponse

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.

i3Theme sponsored by Top 10 Web Hosting, Hosting in Colombia and Web Hosting Reviews